Moins de cinq heures pour relier Garoua à Ngaoundéré : la performance réalisée ce lundi 10 août 2026 par le Ministre des Travaux publics est le signe avant-coureur de la renaissance d'un axe économique vital. Entre l'Adamaoua et le Nord, le chantier de reconstruction entre officiellement dans sa phase active.
Sur la route du développement : 266 km de constat
Pendant longtemps éprouvant pour les usagers et les transporteurs, le trajet reliant le Nord à l'Adamaoua montre désormais un visage bien différent. En bouclant les 266 km qui séparent Garoua de Ngaoundéré en 4 h 40 min, la caravane ministérielle a pu mesurer l'impact immédiat des travaux de maintien de la circulation engagés sur les tronçons dégradés.
Parti de Garoua dès 8 heures du matin, le Ministre des Travaux publics a mené une véritable course contre la montre :
6 sections routières inspectées sous toutes les coutures ;
5 bases vie visitées, dont le pôle stratégique du projet Guidjiba-Taparé ;
2 escales politiques et sociales majeures pour sceller le lancement officiel des chantiers.
Mobilisation générale à Gouna et Mbé
Le coup d'envoi de ce grand chantier s'est décliné en deux actes majeurs marquant la synergie entre les régions traversées :
1. L'étape de la Bénoué (Nord)
À 10h30, la délégation faisait halte à Gouna. Sur place, le géant du BTP CFHEC a présenté ses ateliers et moyens déployés pour la section Entrée village André Ouro – Pont de Salah. Devant un parterre d'acteurs locaux, la cérémonie de lancement s'est clôturée à 13h30.
2. L'étape de la Vina (Adamaoua)
Mettant le cap au Sud, le cortège a évalué les lots 1 et 2 avant de faire une entrée très remarquée dans la commune de Mbé. Dans une ambiance festive, en présence des élites, chefs traditionnels et autorités administratives, le second acte du lancement s'est achevé à 16h précises, avant le retour du Ministre à Ngaoundéré vers 18h.
L'exigence de la qualité et des délais
Si la baisse constatée du temps de parcours suscite déjà un réel soulagement chez les usagers, l'heure n'est pas au triomphalisme. À chaque étape, le patron des Travaux publics s'est montré intraitable face aux responsables des entreprises adjudicataires.
Le message transmis aux exécutants est clair : les interventions d'urgence pour stabiliser le trafic doivent s'intensifier, mais la priorité absolue reste la livraison dans les délais d'un ouvrage de haute qualité, à la hauteur des attentes des populations et de l'économie nationale.




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