Du 21 au 23 avril 2026, la capitale camerounaise abrite un atelier régional crucial pour le renforcement des capacités de surveillance de la PPR et des maladies transfrontalières. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du Programme panafricain d’éradication de la PPR (PAPS).
L'enjeu est de taille pour la sécurité alimentaire et l'économie rurale en Afrique Centrale. Depuis le 21 avril, les experts des États membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) sont réunis à Yaoundé. L'objectif : affiner les stratégies de surveillance et de lutte contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) ainsi que d'autres épizooties prioritaires qui menacent le cheptel ovin et caprin de la sous-région.
Une synergie institutionnelle forte
Cet atelier est le fruit d’une collaboration stratégique entre l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA). La mise en œuvre technique est assurée par le Secrétariat panafricain pour la PPR (PAPS), témoignant d'une volonté d'harmoniser les interventions à l'échelle du continent.
La PPR, souvent qualifiée de « peste ovine », représente un obstacle majeur pour les petits producteurs. Sa nature transfrontalière exige une réponse qui dépasse les limites nationales. Comme l’ont souligné les organisateurs dès l'ouverture des travaux, l’éradication de cette maladie d'ici 2030 ne pourra se faire sans un système de surveillance épidémiologique robuste et une coordination sans faille entre les services vétérinaires de la zone CEEAC.
Des leviers d’action concrets
Pendant trois jours, les participants se penchent sur plusieurs axes prioritaires :
Le renforcement de la surveillance épidémiologique pour une détection précoce des foyers.
La coordination transfrontalière, essentielle pour contrôler les mouvements de bétail.
L'harmonisation des protocoles de lutte contre les maladies prioritaires affectant la productivité des petits ruminants.
Vers une éradication totale
Cet atelier marque une étape décisive dans le cadre du programme panafricain. En dotant les cadres techniques des outils nécessaires, la FAO et l’UA-BIRA visent non seulement la protection du bétail, mais aussi la préservation des moyens de subsistance de millions de familles qui dépendent de l'élevage en Afrique Centrale.
Alors que les travaux s'achèveront le 23 avril, les conclusions attendues devraient déboucher sur une feuille de route actualisée, renforçant la résilience des systèmes pastoraux face aux menaces sanitaires émergentes.



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