Le district de santé de Nkolbisson, dans l’arrondissement de Yaoundé 7, a servi de cadre le 24 avril 2026 à la présentation d’une technologie innovante intégrant drones et intelligence artificielle, en présence du Secrétaire permanent du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) ,Dr. MEKA . Cette initiative s’inscrit dans une phase pilote visant à renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Selon le Dr Bilingue Etogo Daniel Thierry, coordonnateur du Groupe technique régional de lutte contre le paludisme du Centre, cette solution permet de cartographier avec précision les gîtes larvaires grâce à un système de pilotage manuel et automatique. « En un temps relativement court, nous avons pu couvrir de vastes superficies et obtenir des données d’excellente résolution », a-t-il souligné. Pour lui, l’innovation constitue un levier stratégique majeur dans la lutte contre le paludisme, notamment en optimisant l’utilisation des ressources humaines, matérielles et financières.
Cette technologie, développée en partenariat avec la société SORAV, pourrait à terme être intégrée dans le panier d’interventions du PNLP, sous réserve de la réussite des discussions en cours pour un transfert effectif de compétences vers les acteurs de terrain.
Sur le plan opérationnel, le Dr Palisson Tatiana, chef du district de santé de Nkolbisson, se montre favorable à l’adoption de cette innovation. Elle appelle toutefois à une appropriation institutionnelle rapide afin d’en maximiser les bénéfices. Par ailleurs, elle a rappelé l’importance de la vaccination dans la prévention du paludisme, notamment à l’occasion de la Semaine africaine de la vaccination.
« Le vaccin contre le paludisme est disponible depuis deux ans et intégré au Programme élargi de vaccination. Pourtant, de nombreuses populations ignorent encore son existence. Il est gratuit et constitue un outil essentiel pour prévenir la maladie », a-t-elle insisté, invitant les communautés à se faire vacciner massivement.
Au-delà de l’innovation technologique, les responsables sanitaires réaffirment ainsi la nécessité d’une approche combinée, alliant prévention, sensibilisation et modernisation des outils d’intervention, pour réduire durablement le fardeau du paludisme au Cameroun.



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