jeudi 27 août 2026
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Le Cameroun prône l'agroécologie dans le bassin du Congo pour allier protection de la biodiversité et souveraineté alimentaire face aux défis démographiques.

Le Cameroun prône l'agroécologie dans le bassin du Congo pour allier protection de la biodiversité et souveraineté alimentaire face aux défis démographiques.

À l’ouverture de la 2ᵉ Conférence du Bassin du Congo tenue à Yaoundé, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, a appelé à accélérer la transition vers des systèmes agricoles résilients et à concilier productivité et préservation de la biodiversité.

Un cap aligné sur les orientations stratégiques nationales

​Le Cameroun est résolument engagé dans la transition agroécologique, une vision ancrée dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Cette orientation traduit l'ambition présidentielle visant à « produire davantage ce que nous consommons et transformer davantage ce que nous produisons ».

​Dans un contexte de forte croissance démographique où la population africaine est appelée à doubler d'ici 2050, le gouvernement rappelle que la souveraineté alimentaire est indissociable d'une gestion durable des ressources et de la création de richesses locales.

Cadre juridique et leviers opérationnels

​L'action gouvernementale repose sur des avancées concrètes :

  • Cadre légal dédié : La loi n° 2025/013 du 17 décembre 2025 établit un cadre juridique moderne pour promouvoir la production biologique et structurer des filières durables.

  • Partenariats stratégiques : Une convention historique signée avec le SAILD (Service d'Appui aux Initiatives Locales de Développement) vise à vulgariser l'agroécologie sur l'ensemble du territoire national.

  • Guichet de transition agroécologique : Cet outil opérationnel permet d'accroître les rendements des parcelles tout en respectant les engagements environnementaux et en offrant des mécanismes de paiement pour services environnementaux.

  • Techniques adaptées aux terroirs : Promotion du compostage, des semis sous couvert végétal et des bandes anti-érosives dans le Grand Nord, ainsi que de l'agroforesterie dans les zones forestières pour préserver les essences naturelles.

Une synergie régionale indispensable

​Représentant le deuxième poumon écologique de la planète, le bassin du Congo dispose d'un potentiel agricole et climatique majeur. Pour transformer ce potentiel en levier d'autosuffisance, le ministre a insisté sur la nécessité d'une gouvernance inclusive mobilisant les pouvoirs publics, la société civile, la recherche et les organisations de producteurs.

​Les travaux de Yaoundé doivent déboucher sur une déclaration forte visant à mutualiser les efforts régionaux, à faciliter l'accès des producteurs aux marchés et à faire entendre la voix du Bassin du Congo dans les négociations climatiques internationales.

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