Inaugurée le 27 juillet au Musée national de Yaoundé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, la 9ᵉ édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC) rassemble plus de 600 exposants jusqu’au 5 août. Organisé par le MINPMEESA, l'événement entend transformer un savoir-faire séculaire en un véritable moteur de croissance économique.
Conjuguer tradition et modernité
Placée sous le haut patronage du chef de l'État, l'édition 2026 s'articule autour du thème : " Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale ? ". Portée par le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), cette rencontre bisannuelle vise à faire sauter les verrous qui séparent les techniques patrimoniales des exigences des marchés contemporains.
Du travail du bois au textile, en passant par la joaillerie, le cuir, l'habillement et l'agroalimentaire, l'objectif affiché est clair : accélérer la transition vers une économie à forte valeur ajoutée. Pour y parvenir, le salon met l'accent sur des leviers stratégiques majeurs :
La numérisation des processus de vente et de gestion.
La normalisation et la certification des produits.
Le renforcement des compétences et la formalisation des métiers.
Lors de la cérémonie d'ouverture, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a salué l'engagement des acteurs de la filière :
" Par votre talent, votre créativité, votre persévérance et votre esprit d’entreprise, vous perpétuez le savoir-faire séculaire et inscrivez l’artisanat africain dans la dynamique de la modernité. "
Une visibilité internationale renforcée
Le SIARC 2026 franchit un nouveau cap en matière d'attractivité. Une trentaine de nations prennent part au rassemblement, avec l’Algérie et la Côte d’Ivoire à l’honneur. Cette présence affirmée fait suite au succès de l'édition 2024 — marquée par la participation de la Tunisie, la présence de 800 exposants et plus de 20 000 visiteurs —, consolidant la position de Yaoundé comme carrefour de la diplomatie économique régionale.
Un programme axé sur la professionnalisation
Pendant dix jours, le salon propose un écosystème complet destiné à accompagner la montée en gamme des producteurs :
Axe stratégique
Dispositifs et activités proposés
Renforcement des capacités
Conférences et ateliers pratiques (marketing digital, propriété intellectuelle, certification, accès aux financements).
Promotion culturelle
Journées patrimoniales dédiées aux dix régions du Cameroun, espace gastronomique et animations artistiques.
Commercialisation
Lancement de la Boutique Souvenir du SIARC pour valoriser les créations labellisées du salon.
Accompagnement
Pavillon spécifique dédié à la formalisation administrative des artisans.
De l'artisanat local à la filière industrielle
L'agencement de l'événement reflète la volonté des pouvoirs publics de créer des passerelles entre l'artisanat informel et le secteur privé structuré. Les conditions de participation proposées par le MINPMEESA s'adaptent à la maturité de chaque acteur :
Artisans individuels : 150 000 FCFA pour un stand de 9\text{ m}^2.
PME et groupements (GIE) : Tarifs progressifs atteignant plusieurs centaines de milliers de francs CFA.
Acteurs institutionnels : Emplacements dédiés fixés à 1,5 million de FCFA HT.
En facilitant les synergies entre créateurs indépendants, investisseurs et acheteurs professionnels, le gouvernement ambitionne d'ériger l'artisanat en un secteur compétitif, capable de générer des emplois durables en particulier pour les jeunes et les femmes - et de soutenir la diversification de l'économie nationale.









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