Le 19 juin 2026, lors du salon PROMOTE 2026, des experts et acteurs économiques ont débattu des leviers nécessaires pour améliorer l'attractivité du climat des affaires au Cameroun.
Un diagnostic partagé par les autorités
L'intervention de M. Tamungang Ako Emmanuel, Directeur de la Promotion des Investissements, a renforcé la nécessité d'une approche holistique.
Il insiste sur la maîtrise de tout le processus entrepreneurial, de l'idée initiale à la commercialisation.
L'objectif est d'identifier précisément les composants du parcours entrepreneurial qui nuisent à l'attractivité du pays, afin de proposer des mesures d'amélioration concrètes.
Le Dr OHADA a appuyé cette vision en soulignant que le diagnostic des freins structurels est essentiel pour soutenir la croissance.
Parallèlement, Mme Stéphanie Monté (AWIP) a mis en avant les obstacles fonciers spécifiques aux femmes, freinant leur accès aux financements.
Défis juridiques : L'immunité d'exécution
Le responsable de l’ OHADA a soulevé un point critique concernant la protection des investisseurs :
L'immunité d'exécution de l'État empêche les partenaires privés d'obtenir la réparation forcée de décisions de justice.
Malgré les révisions de 2023, ce privilège reste un obstacle majeur pour les acteurs du commerce.
Vers une gouvernance contractuelle renforcée
Pour remédier à ces vulnérabilités, les intervenants, dont M. Tamungang Ako Emmanuel, préconisent des actions fortes :
Le rassemblement de tous les acteurs de l'écosystème pour présenter leurs propositions dans un "Livre Blanc" destiné au gouvernement.
Le renforcement du dialogue public-privé pour recueillir les avis du secteur privé sur les mesures à adopter.
L'adoption d'une "gouvernance contractuelle" où l'État renonce expressément à ses privilèges d'immunité dans les contrats, couplée au recours aux modes alternatifs de résolution des conflits.






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