Le 16 juin 2026, à l’occasion de la Journée mondiale des travailleurs domestiques, la profession d'auxiliaire de vie sociale a été mise en lumière, révélant les défis humains et sociaux de ce métier essentiel. Parmi ces professionnels, Mme Akamba Reine, auxiliaire de vie sociale, témoigne de la réalité quotidienne de cet engagement, qui va bien au-delà d’un simple service domestique.
Un rôle de soutien global
L'auxiliaire de vie sociale intervient principalement auprès de personnes âgées, seules ou en situation de handicap. Ses missions sont variées et exigent une attention constante : aide au repas, hygiène corporelle, administration des médicaments et accompagnement lors d'activités sportives ou ludiques. Ce travail s'apparente à une présence rassurante, visant à compenser la perte progressive des capacités physiques et mentales des aînés.
Les défis d'un travail délicat
L'exercice de ce métier expose les auxiliaires à des situations complexes et exigeantes. La dépendance totale de certains bénéficiaires impose une gestion rigoureuse des soins quotidiens (incontinence, assistance alimentaire), ainsi qu'une adaptation face aux réactions parfois imprévisibles de patients fragilisés par la maladie ou le vieillissement. Au-delà de l'aspect physique, ce travail comporte également une exposition aux risques sanitaires, les auxiliaires pouvant se retrouver en contact avec des pathologies transmissibles.
L'importance d'un cadre structuré
Face à la précarité et au manque de considération auxquels certains travailleurs peuvent faire face au sein de familles employeuses, Mme Akamba Reine insiste sur le rôle protecteur des structures associatives, telles que l'Association pour le développement des assistants de maison (ASDAM). Ces organisations sont indispensables pour :
Former les professionnels afin d'améliorer la qualité de l'accompagnement des bénéficiaires.
Encadrer et protéger les auxiliaires de vie contre les situations de négligence ou de mépris émanant d'employeurs peu scrupuleux.
Valoriser la noblesse d'une profession qui, bien que difficile, est menée avec dévouement et respect pour la dignité des personnes âgées.
Ce métier exige non seulement des compétences techniques, mais aussi une grande résilience humaine, faisant de l'auxiliaire de vie un maillon indispensable à la quiétude des familles camerounaises.





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