jeudi 27 août 2026
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​Global Africa Women Summit 2026 : un front commun à Yaoundé pour concrétiser les droits, l’assainissement et l’autonomisation des femmes

​Global Africa Women Summit 2026 : un front commun à Yaoundé pour concrétiser les droits, l’assainissement et l’autonomisation des femmes

Les travaux de l’atelier consacré à la relecture, l’harmonisation et la validation des recommandations issues de la première édition du Global Africa Women Summit (GAWS 2026) s’intercalent au cœur des enjeux de développement en Afrique centrale. Réunis au Centre des Nations Unies pour les Droits de L’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUHD-AC), ce 18 août 2026, les participants travaillent à l'élaboration d'une feuille de route opérationnelle destinée à concrétiser les engagements pris pour l'autonomisation et la protection des femmes.

​Placée sous le haut patronage du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et organisée en synergie avec l’association AKAJEC (Association Camerounaise d'Aide à l'Hygiène et à l'Insertion des Jeunes dans les Collectivités), cette rencontre réunit des représentants gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, la société civile et des leaders communautaires.

Un ancrage institutionnel et diplomatique fort

​L’événement a été marqué par la présence très remarquée de Son Excellence Armando Kote Echuaka, Ambassadeur de la République de Guinée Équatoriale et Doyen du Corps Diplomatique au Cameroun. Prenant la parole aux côtés des représentants institutionnels, le diplomate équatoguinéen a salué le rôle central des femmes africaines dans le développement et l'éducation sur le continent.

​Soulignant l'importance de l'unité et de la solidarité continentale, S.E. Armando Kote Echuaka a appelé à dépasser les simples réunions protocolaires pour mener des actions directes et concrètes sur le terrain :

​« Le continent africain appartient aux Africains. Ce qui est important ici, c'est d'aller vers des actions directes. Il faut aller aux champs, voir les mamans et les enfants dans les villages, s'asseoir sur le banc pour partager la vision et apporter un réel soutien. Une société qui n'a pas de femmes n'est pas une société qui avance. »


​Par ailleurs, M. Yene Benjamin, représentant du MINPROFF, a rappelé l'accompagnement technique permanent du gouvernement camerounais pour pérennaliser cette initiative d'AKAJEC dans la zone CEEAC, tout en poursuivant les chantiers législatifs majeurs, notamment le projet relatif au Conseil National de la Femme.

Assainissement, protection juridique et feuille de route de terrain

​Sur le plan social et sanitaire, la thématique centrale met l’accent sur la contribution de la femme à l’hygiène, l’éducation et l’assainissement en milieu scolaire et communautaire. Pour Yvonne Belema, présidente de l’ONG AKAJEC, l'heure est au suivi strict des engagements :

​« Nous ne pouvons plus nous asseoir pour ne pas voir les choses évoluer. Nous sommes à notre septennat et nous réclamons la place de la femme. Il est temps que le Conseil National de la Femme soit mis en place et que tout ce que nous allons conclure soit appliqué. »


​La présidente d’AKAJEC a également réitéré son appel pour l'adoption, lors de la prochaine session parlementaire de novembre, d'une loi spécifique sur la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.

​À l’issue de cet atelier, des audiences foraines seront menées auprès des instances gouvernementales afin de veiller à l’implémentation progressive des recommandations et de bâtir une véritable souveraineté économique et sociale portée par les femmes africaines.

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